Volkswagen est accusé d'avoir collaboré avec la dictature militaire au Brésil

Volkswagen est accusé d’avoir collaboré avec la dictature militaire au Brésil (entre 1964 et 1985). Une plainte a été déposée par le Forum des travailleurs pour la vérité, la justice et la réparation (d’anciens salariés du constructeur et des militants), qui accuse le groupe d’avoir permis la torture et la persécution d’opposants à ce régime.La plainte porte sur les activités de la marque automobile durant la dictature militaire. Volkswagen aurait en effet eu un rôle de gestion à Sao Paulo et aurait coordonné les autres entreprises impliquées, estime le Forum. Toujours selon les plaignants, Volkswagen aurait permis l'existence d'un Etat policier à l'intérieur de l'entreprise et autorisé des arrestations directement aux postes de travail. Certains salariés auraient été victimes de torture et de détention illégale, d'autres auraient été mis au chômage et placés sur des « listes noires » et surveillés illégalement.L'action judiciaire du Forum contre Volkswagen est soutenue par des avocats qui ont déjà participé à la Commission nationale de la vérité, mise en place en 2012 par la présidente brésilienne Dilma Roussef afin d'enquêter sur les crimes de la dictature.Les plaignants réclament des dommages et intérêts de manière collective. (AFP, SÜDDEUTSCHE ZEITUNG, ZEIT 23/9/15)

Cindy Lavrut