Volkswagen France veut continuer à croître sur le marché français

Dans un entretien accordé à AUTOACTU.COM (7/1/15), le président de Volkswagen France Jacques Rivoal indique que la filiale, qui démarre 2015 avec « un portefeuille raisonnable », veut « continuer à croître sur le marché français dans les années qui viennent ». Il se félicite de la croissance des ventes des nouveaux modèles de la marque Volkswagen, « avec notamment la Polo qui fait une bonne performance face aux SUV des marques françaises que nous n’avons pas dans notre portefeuille et une bonne gestion du cycle de vie des produits comme Touran et Tiguan ». Il explique par ailleurs que « le challenge d’Audi est de rester devant BMW et Mercedes en gardant un business model vertueux ». La meilleure performance relative au sein du groupe est à mettre à l’actif de Skoda, qui a fait en 2014 « une année historique avec la meilleure part de marché jamais réalisée en France ». Pour Seat, on est plus près du plus bas historique, déplore en revanche le dirigeant, la marque ayant par le passé atteint les 40 000 unités. « Seat est toujours un peu en phase de restructuration. La marque a eu dans le passé un business model qui n’était pas équilibré et l’on paye toujours cela avec en 2014 une forte baisse des loueurs courte durée », indique M. Rivoal. « Face aux marques françaises, Seat souffre d’un positionnement trop flou. Nous travaillons à la redéfinition de son potentiel et de son territoire par rapport aux autres marques », précise le dirigeant. « A long terme, notre objectif est de mettre Seat et Skoda à 2 % de parts de marché en France », annonce-t-il.

Alors que les marques françaises annoncent un marché stable pour 2015, le groupe Volkswagen anticipe des ventes de voitures en croissance. « Nous ne faisons pas notre budget avec des hypothèses aussi conservatrices. Nous ne pouvons pas envisager un marché 2015 qui ne soit pas supérieur à 2014, si la croissance est de 0,9 % comme annoncé. Les ventes aux particuliers devraient être corrélées au taux de croissance et les sociétés ont des raisons objectives de continuer à renouveler leur parc avec des véhicules dont les TCO sont plus bas », estime Jacques Rivoal. Il vise une croissance des marques du groupe, mais n'en donne pas d'objectif chiffré.

Alexandra Frutos