Vers un rebond du segment des monospaces aux Etats-Unis (2/2)

Les acheteurs de monospaces aiment ces véhicules, mais alors que les jeunes Américains « tendance » conduisent des petites voitures très sobres, les gros monospaces traditionnels ne véhiculent pas vraiment l'image de marque voulue par les constructeurs. Le segment évolue en termes d’offre et d'appellations.

L’offre de monospaces n’est plus aussi homogène que par le passé. Aujourd’hui, certains véhicules sont spacieux et luxueux, comme le Honda Odyssey ; d’autres sont plus petits et plus simples, comme le Ford Transit Connect Wagon. Le nouveau Sedona de Kia, qui peut transporter huit personnes, se situe pour sa part entre le monospace traditionnel et le grand tout-terrain de loisir. Les anciens et les nouveaux monospaces conservent une caractéristique visuelle commune, des portes coulissantes, mais les similitudes s’arrêtent là.

Les nouveaux venus sur le segment des monospaces rejettent le terme « {minivan} », associé aux mères poules au foyer et aux sièges enfants. Ils lui préfèrent ceux de « {people mover} », de « {multipurpose vehicle} » ou encore de « {family hauler} ». « Nous savons ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas », explique Minyang Jiang, responsable du Transit Connect chez Ford. Le Connect Wagon « n’offre pas toutes les fonctionnalités qu’un acheteur de monospace traditionnel attendrait. Si vous êtes une maman avec trois enfants, vous n’en voudrez probablement pas », explique-t-il. Le constructeur a même lancé la campagne « #unminivan » sur les réseaux sociaux.

Chrysler, Toyota et Honda, les piliers du segment qui détiennent ensemble environ 93 % du marché américain des monospaces, assument pour leur part pleinement l’appellation « {minivan} ». Le terme « a une histoire [?] et honnêtement il englobe tout ce que les gens recherchent lorsqu’ils veulent un véhicule familial », observe Curt McAllister, un porte-parole de Toyota.

Frédérique Payneau