Vers un essor des marques chinoises ? 2/2

Afin d’asseoir leur présence sur leur propre marché, les groupes chinois ont trois stratégies possibles.

La première consiste, avec le soutien de l’Etat, à obtenir des technologies auprès de leurs partenaires et à développer grâce à cela des modèles et une véritable identité en termes de design.

Dongfeng et Changan ont opté pour cette solution. Ainsi, la Dongfeng Number One est construite sur une base de Citroën C6 et est destinée à concurrencer les berlines allemandes. De plus, des modèles Wuling et Baojun - développés par General Motors et SAIC - occupent en mars les première et cinquième places du top 10 des ventes en Chine.

La deuxième stratégie est suivie par les groupes chinois indépendants tels que Great Wall, Geely ou BYD. Ils accumulent au fil des ans les compétences. Ils sont susceptibles de récupérer quelques joyaux de l’industrie automobile européenne, américaine ou asiatique comme Volvo.

De ce fait, dans la liste des 54 modèles vendus à plus de 10 000 exemplaires en mars 2015, on trouve deux Geely (la Vision et l’Emgrand) et deux BYD (la F3 et la S7).

La troisième est celle des producteurs régionaux de LSEV (Low Speed Electric Vehicle ou véhicules électriques à basse vitesse). Ces constructeurs offrent des alternatives commerciales et industrielles à une partie de la Chine intérieure. Pour des raisons politiques et/ou écologiques, les entreprises concernées sont préservées par les politiques nationales. Elles appartiennent indéniablement à l’industrie automobile et pourraient à l’avenir jouer un rôle non négligeable.

Ainsi, le marché chinois reste certes dominé par les grands constructeurs européens, américains et japonais mais ceux ci sont de plus en plus contraints de laisser les ingénieries et marques chinoises se développer.

Cindy Lavrut