Venezuela et Nigéria : deux nouvelles pistes dans la stratégie d’internationalisation de PSA (1/2)

Dans sa stratégie d’internationalisation, PSA Peugeot Citroën ne néglige aucune piste pour développer ses ventes dans de nouveaux pays présentant un fort potentiel de développement. Outre son expansion en Asie, par le biais notamment de sa marque Peugeot, qui a amorcé le développement de ses activités en Corée du Sud, à Taïwan, en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines, à Brunei, au Sri Lanka, au Népal, au Kazakhstan et en Mongolie, le constructeur a décidé de se lancer sur le marché vénézuélien, actuellement dominé par General Motors, Ford et Mitsubishi.

PSA a ainsi annoncé début décembre qu’il avait l’intention d’assembler des véhicules au Venezuela dès la fin de 2014, dans le cadre d’un partenariat avec le gouvernement vénézuélien. Le ministre de l’Industrie local Ricardo Menendez a indiqué qu’avait été nouée une « alliance stratégique pour la constitution d’une entreprise mixte entre le gouvernement bolivarien et les représentants de l’entreprise Peugeot ». Cette usine, d’une capacité de production de 15 000 véhicules par an, devrait produire dès la première année 5 000 voitures de marque Peugeot pour le marché intérieur vénézuélien.

Reste que le marché vénézuélien doit se redresser, après avoir connu plusieurs mois de flottement. La production de véhicules dans le pays a en effet chuté de 30,7 % au cours des onze premiers mois de 2013, à 69 966 unités, a indiqué la CAVENEZ (Comité de l’industrie automobile du Venezuela). Les ventes ont-elles aussi connu un repli de 21,6 % sur onze mois, à 95 919 unités.

PSA devra également composer avec un gouvernement pour le moins interventionniste. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ainsi confirmé le 3 décembre le décret qui permet à l’Etat de fixer le prix des voitures et de contrôler leur production. « La production automobile doit être régulée et renforcée au Venezuela [...]. Nous avons établi l’interdiction de spéculer sur les véhicules d’occasion, vendus plus chers que des véhicules neufs. Aussi bien pour ceux qui sont produits ici que pour ceux qui sont importés », a annoncé M. Maduro dans une allocution télévisée. L’Etat « va assurer le contrôle du processus de production des voitures [...] et fixer des prix justes », a-t-il ajouté.

Alexandra Frutos