Valeo, Plastic Omnium et Faurecia ont atteint des records en Bourse en 2013

Les grands équipementiers français, longtemps cantonnés à un rôle de sous-traitants à faibles marges, ont changé leur statut en Bourse ces dernières années, à la faveur d’une stratégie d’internationalisation, de croissance et de montée en gamme des produits qui leur a permis de se développer au niveau mondial.

En 2013, Valeo, Plastic Omnium et Faurecia ont vu leur cours s’envoler sur les marchés financiers. Valeo a ainsi progressé de 114 % sur l’année, à quelque 80 euros fin décembre, tandis que Plastic Omnium a bondi de 167 %, à environ 20 euros, et Faurecia de 136 %, à près de 28 euros. Ces progressions font partie des plus importantes relevées dans le SBF 120 et sont nettement supérieures à celles de l’indice Stoxx Europe 600 Automobile&Parts (+ 37 % en 2013), qui regroupe les principales sociétés du secteur en Europe.

Les grands équipementiers affichent donc maintenant des valorisations boursières historiquement élevées. Avec près de 6,4 milliards d’euros de capitalisation, Valeo revient sur ses records de 1999. Quant à Plastic Omnium et Faurecia, ils ont atteint des niveaux jamais vus jusqu’à présent : le premier a presque triplé sa valorisation en 2013, à 3,14 milliards d’euros, bien loin des 322 millions de fin 2011, tandis que le second pèse déjà 3,07 milliards d’euros, un record historique.

Les investisseurs ont avant tout valorisé la spectaculaire amélioration des marques des groupes. Valeo a ainsi enregistré une marge opérationnelle de 6,2 % au premier semestre de 2013, et celle-ci pourrait atteindre 7 % en 2015 selon le bureau d’études Oddo, bien loin des 3,6 % enregistrés en 2007, à la veille de la crise économique européenne. De même, Plastic Omnium a dégagé une marge opérationnelle de 7,4 % sur les six premiers mois de 2013, soit le double de celle de l’année 2007. Faurecia se situe en dessous (2,8 %), mais il vise une marge opérationnelle de 4,5 % à l’horizon 2016.

La tendance devrait se confirmer au cours des prochaines années, dans la mesure où les grands équipementiers prennent une part toujours plus importante dans la recherche et développement automobiles (à titre d’exemple, Valeo consacre 6,4 % de son chiffre d’affaires à la R&D), que ce soit pour réduire les émissions de CO2 des véhicules (motorisations, allègement des masses, etc.) ou accompagner la montée en puissance de l’électronique embarquée et favoriser l’apparition de nouvelles innovations (transmissions à double embrayage, éclairage LED, etc.).

Alexandra Frutos