V.E. : Le Parlement européen se prononce en commission pour obliger les Etats à étendre leurs réseaux de recharge

La commission des transports du Parlement européen s’est prononcée le 26 novembre en faveur d’une directive sur les carburants alternatifs visant à mettre en place dans toute l’Europe des points de recharge et de ravitaillement pour véhicules électriques et à hydrogène, ainsi que des normes communes encadrant leur conception et leur utilisation. Elle espère parvenir à un accord final au printemps 2014.

La mesure phare de ce projet législatif vise à contraindre les Etats membres à fixer des objectifs pour la construction, à l’horizon 2020, de points de recharge pour les véhicules électriques et de points de ravitaillement pour les modèles fonctionnant à l’hydrogène (tous les 300 km), au GNL (gaz naturel liquéfié ; tous les 400 km) ou au GNC (gaz naturel comprimé ; tous els 100 km).

En ce qui concerne les véhicules électriques, les eurodéputés ont toutefois revu à la baisse l’objectif évoqué par la Commission européenne (795 000 bornes de recharge), pour le fixer à 456 000 bornes (dont 55 000 unités en France, contre 97 000 initialement envisagées par la Commission).

D’après la Commission européenne, près de 11 800 bornes sont actuellement installées dans l’Union. Avec 1 937 points de ravitaillement, l’Allemagne est le pays le plus avancé. Les Pays-Bas et la France, avec respectivement 1 700 et 1 600 points de charge publics en 2011, arrivent en deuxième et troisième places.

L’autre mesure centrale porte sur la mise en place d’une prise commune à toute l’Union européenne pour les véhicules électriques. La commission des transports a soutenu la proposition de la Commission européenne en faveur des connecteurs de « type 2 », en précisant toutefois que si le droit national l’exigeait, des obturateurs de sécurité supplémentaires pourraient être ajoutés.

En matière de points de recharge rapide, des connecteurs « combo 2 » pourront être utilisés, mais pour une période transitoire courant jusqu’au 1er janvier 2019. Les points de recharge rapide pourront également être équipés de connecteurs « CHAdeMO » supplémentaires. Les points de recharge installés dans un délai de trois ans après l’entrée en vigueur de la directive pourront cependant rester en service. (CORRESPONDANCE ECONOMIQUE 27/11/13)

Alexandra Frutos