Un nouveau mode de calcul plus précis pour évaluer la consommation des véhicules

Une nouvelle méthode de calcul de la consommation des véhicules, jugée plus proche de la réalité que l’actuelle, a été adoptée le 12 mars à Genève par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU). Cette norme, appelée WLTP (pour Worldwide Harmonized Light Duty Test Procedures), vise à remplacer l’actuel système NEDC (New European Driving Cycle), qui date de 1996.

Les Etats qui ont accepté cette nouvelle norme - Australie, Chine, Union européenne, Inde, Japon, Norvège, République de Corée, Moldavie, Russie, Afrique du Sud et Turquie - ont un an pour lancer sa mise en oeuvre. Le Canada et les Etats-Unis se sont abstenus.

Avec le WLTP, les essais effectués par les services d’homologation des voitures imposeront de tester les véhicules dans un laboratoire d’essai, sur des rouleaux, en mode accéléré ou ralenti. Grâce à ces tests, on pourra mesurer les niveaux d’émission de CO2 et des polluants gazeux, ainsi que le niveau de consommation de carburant des voitures, fourgonnettes et véhicules particuliers de moins de 3,5 tonnes (catégories M1 et N1).

Le cycle d'essai WLTP se veut une méthode d'analyse beaucoup plus précise que le système actuel NEDC, car il reflète davantage les conditions réelles de conduite en tenant compte de l’utilisation de dispositifs que tels que les systèmes de climatisation ou les sièges chauffants, qui augmentent de façon sensible la consommation de carburant.

Il est estimé qu’avec le cycle d’essai WLTP, les chiffres de la consommation de carburant seraient de 10 % à 20 % supérieurs à ceux obtenus avec le cycle de test actuel.

Alexandra Frutos