Un groupe de réflexion préconise un meilleur entretien préventif des véhicules diesel de quatre ans et plus

Le groupe de réflexion « Automobilité et avenir » a appelé le 4 novembre les pouvoirs publics à davantage d'action pour limiter les émissions polluantes des vieux véhicules diesel, en incitant les automobilistes à faire diagnostiquer et entretenir leurs voitures. Pour « Automobilité et avenir », un meilleur entretien préventif des véhicules diesel de quatre ans et plus permettrait de réduire non seulement les émissions nocives, mais aussi le coût des réparations en aval.

Le groupe de réflexion remarque que, sur 36 millions de voitures et utilitaires légers roulant en France, 14,7 millions sont des modèles diesel âgés de plus de quatre ans ne répondant pas forcément aux dernières normes. Il estime qu’au rythme actuel, « il faudra [...] entre 15 et 18 ans pour que tout le parc ait été renouvelé par des véhicules bénéficiant des standards de dépollution les plus élevés ». Dans l'intervalle, le club souhaite que soit instauré un diagnostic des gaz émis par ces véhicules, applicable lors d'un changement de propriétaire, à l'instar de ce qui se fait lors d'une transaction immobilière.

Un examen de l'opacité des gaz d'échappement figure déjà dans la liste du contrôle technique, mais le diagnostic préconisé par « Automobilité et avenir » irait plus loin puisqu'il concernerait l'analyse de cinq gaz. Cela permettrait de déceler l'origine de dysfonctionnements comme des injecteurs, des filtres ou des tubulures encrassés. « La combinaison de ces différents facteurs peut provoquer jusqu'à 12 % de consommation de carburant supplémentaire » et un quadruplement des émissions de particules polluantes, assure le groupe fondé par Laurent Hecquet. Y remédier permettrait aussi de devancer des réparations souvent coûteuses. Un diagnostic des gaz coûterait certes entre 25 et 35 euros, mais une voiture certifiée conforme gagnerait en valeur à la revente, estime-t-il. (AFP 4/11/14)

Alexandra Frutos