Toyota privilégie la rentabilité aux volumes

Réagissant aux chiffres de ventes annoncés par Volkswagen hier, Toyota a indiqué qu'il ne faisait pas la course aux volumes et qu'il avait mis fin dès 2010 à la stratégie du "gigantisme". "Il y a plusieurs indicateurs de croissance. Bien sûr, les plus visibles sont les volumes de ventes. Mais il y a des éléments invisibles tout aussi importants", a déclaré Akio Toyoda, président de Toyota.

Au premier semestre de 2015, Volkswagen a vendu plus de voitures que son rival japonais, qui était numéro un mondial depuis 2012. Toyota a vu ses ventes se replier de 1,5 %, en raison notamment de la chute de 11,5 % accusée au Japon, où les mini-véhicules ont particulièrement souffert de la conjoncture morose. Il s'agit "du premier recul en deux ans" sur son marché, précise Toyota, qui vise un total de 10,15 millions de véhicules (- 1 %) sur l'ensemble de l'année.

Le groupe japonais a mis en place une réorganisation de ses modes de production pour générer une croissance "raisonnée", suite aux gigantesques campagnes de rappels des années 2009-2010 qui avaient fortement écorné sa réputation.

Toutefois, Toyota a récemment décidé de repartir de l'avant. Il a fait part mi-avril d'un investissement de plus d'un milliard d'euros pour construire une usine au Mexique ainsi qu'une nouvelle ligne de production en Chine. (ECHOS 29/7/15)

Juliette Rodrigues