Toyota ouvert à de nouvelles acquisitions et à des talents étrangers

Toyota, qui a tenu hier son assemblée générale sur fond de déclin de ses résultats financiers, a promis de se montrer plus offensif, évoquant la possibilité d'acquisitions et modifiant ses règles salariales pour attirer des talents étrangers."L'industrie automobile est aujourd'hui confrontée à de grands changements, et ce que nous pensions être loin dans le futur arrivera peut-être demain", a déclaré Akio Toyoda, président de Toyota. "C'est pourquoi nous devons passer à l'attaque, tout en continuant de préserver nos forces face à l'émergence de nouveaux rivaux tels que Tesla, Google ou des entreprises chinoises", a-t-il poursuivi. M. Toyoda indique qu'il considère toutes les options, dont des fusions et acquisitions, pour accélérer l'innovation, alors que les groupes automobiles sont engagés dans une course technologique vers la conduite autonome et les véhicules non polluants.Toyota va en outre élever le plafond des salaires accordés à ses dirigeants afin d'attirer davantage de talents étrangers, selon une résolution adoptée lors de l'assemblée générale. "L'objectif est d'avoir plus de flexibilité dans la rémunération des dirigeants étrangers", souligne un porte-parole. Le groupe note en effet "des difficultés pratiques avec le système actuel", évoquant notamment "le risque que les fluctuations des devises soient un obstacle au paiement approprié des salaires et primes des membres étrangers du conseil d'administration". A l'heure actuelle, si l'on excepte l'Américain Mark T. Hogan, qui siège en tant que membre extérieur, le constructeur japonais compte seulement un étranger dans son organe de direction : le Français Didier Leroy, qui occupe le poste de vice-président exécutif, directeur de la compétitivité et de la planification. (AFP 14/6/17)

Juliette Rodrigues