Toyota donne la priorité à la rentabilité

Commentant les chiffres de ventes annoncés hier, Toyota a déclaré vouloir "éviter toute comparaison avec les résultats des autres groupes". "Nous allons continuer à nous concentrer sur la production des voitures, une par une", a simplement indiqué un porte-parole.

"Leur but n'est pas d'être numéro un", estime Peggy Furusaka, analyste chez Moody's Investors Service. "Toyota est plus soucieux de maintenir sa rentabilité que de se lancer dans une course aux chiffres".

A la différence de Volkswagen, le groupe japonais avait décidé de ne pas construire de nouvelles usines pendant trois ans, jusqu'en mars 2016, dans le but de "renforcer sa compétitivité". "Si la demande dépasse notre capacité de production utilisée à son maximum, alors nous envisagerons de l'augmenter après un examen attentif des tendances de marché", avait-il ajouté.

La construction de deux nouvelles usines en Chine vient toutefois d'être annoncée ; elles ne devraient entrer en activité qu'après mars 2016.

Plus que certains compatriotes, notamment Nissan qui a fortement délocalisé sa production à l'époque du yen fort, Toyota, dont plus de 40 % des véhicules sont assemblés au Japon, tire avantage de la dévaluation du yen depuis de nombreux mois. Début novembre, il a relevé ses prévisions pour l'exercice qui s'achèvera fin mars 2015. Il escompte désormais un bénéfice net en hausse de 10 % tandis que le chiffre d'affaires pourrait progresser de 3 %. (AFP 21/1/15)

Juliette Rodrigues