Toyota devra payer 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis pour échapper aux poursuites pénales

Le ministère de la Justice américain a confirmé que Toyota allait payer 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis pour avoir "trompé" les consommateurs américains sur les problèmes d'accélération inopinée de ses véhicules.
Les autorités américaines enquêtaient depuis quatre ans sur ce défaut technique, qui pourrait être la cause d'accidents mortels survenus en 2010 et qui avait contraint le constructeur japonais à rappeler quelque 10 millions de véhicules. L'accord annoncé mardi permet au groupe d'échapper aux poursuites pénales.

"Le groupe a admis avoir induit en erreur les consommateurs américains en dissimulant (ce défaut) et par des prises de position trompeuses", a indiqué dans un communiqué le ministère, qui précise qu'il s'agit de la pénalité la plus lourde jamais infligée à un constructeur automobile dans ce genre d'affaires.

Toyota a également fourni des "données inexactes" au Congrès devant lequel son PDG, Akio Toyoda, avait dû venir présenter des excuses en 2010, selon le ministre de la Justice, Eric Holder.

Ce coûteux règlement ne permet pas à Toyota de refermer ce dossier car il fait encore l'objet d'autres contentieux, notamment au niveau de certains Etats américains.
Le ministère a par ailleurs indiqué qu'il maintenait des accusations de "fraude informatique" contre le groupe, qui pourraient toutefois être abandonnées si Toyota respecte ses obligations envers les autorités américaines.

Aux termes de l'accord, un organe indépendant de contrôle sera désigné afin de "contrôler et d'évaluer" les mesures de sûreté prises par Toyota et la manière dont le groupe les communique au public. "Nous avons effectué des changements fondamentaux dans nos opérations au niveau mondial afin d'être une entreprise plus réactive et de mieux être à l'écoute des besoins de nos clients", a affirmé Christopher Reynolds, l'avocat-conseil de Toyota Motor North America dans un communiqué. (AFP 19/3/14)

Juliette Rodrigues