Toyota, Honda et Nissan s'associent pour promouvoir les stations d'hydrogène au Japon

Toyota, Honda et Nissan ont annoncé faire cause commune pour accompagner l'installation de stations d'hydrogène au Japon, un mouvement qui s'inscrit dans la volonté du gouvernement de pousser la technologie des véhicules à combustible. « Il est important que soient installées des stations d'hydrogène pour l'adoption des véhicules à combustible », ont-ils souligné dans un communiqué conjoint, estimant que « même si des efforts sont déployés par des entreprises privées [comme les opérateurs de stations d'essence], la mise en place et l'exploitation de ces nouvelles infrastructures ne sont pas faciles ».

En plus du soutien financier du gouvernement pour promouvoir l'implantation de ce type d'équipements, les trois constructeurs prévoient d'offrir différentes formes d'aide, notamment une participation aux frais d'exploitation.

En décembre, Toyota a mis sur le marché japonais le premier véhicule à hydrogène produit en série, la Mirai, dont les débuts commerciaux sont encourageants même si l'échelle se compte seulement en quelques milliers d’unités. La capacité de production de cette berline, qui est de 700 unités par an, passera à 2 000 unités en 2016 et à 3 000 en 2017. Toyota prévoit de commercialiser ce véhicule à compter de septembre aux Etats-Unis (où il tablait à l'origine sur 3 000 unités d'ici à fin 2017) et en Europe (où il visait initialement 50 à 100 commandes annuellement via le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Danemark). Pour le moment les ventes de la Mirai se concentrent au Japon, dans les mégapoles (Tokyo, Osaka, Nagoya) où sont déjà installées quelques dizaines de stations à hydrogène.

Honda Motor, qui a vendu par le passé un modèle similaire, mais en très peu d'exemplaires, prévoit de lancer à son tour une voiture à pile à combustible d'ici à mars 2016. Nissan planche lui aussi sur le sujet, de même que certains constructeurs étrangers, comme le sud-coréen Hyundai. (AFP 13/2/15)

Alexandra Frutos