Takata refuse de procéder à un rappel national de ses airbags

Takata a refusé de lancer le rappel national de véhicules équipés de ses airbags défectueux demandé par la NHTSA (Agence américaine de la sécurité routière). La NHTSA avait fixé un ultimatum à Takata pour lancer la procédure, faute de quoi une amende pouvant atteindre 35 millions de dollars lui serait infligée.

"Au vu des données à notre disposition, nous continuons de penser que nous devons rester concentrés sur les zones à forte humidité", a déclaré devant des élus de la Chambre des représentants américaine, Hiroshi Shimizu, vice-président de Takatau chargé de la qualité.

"Si Takata et les constructeurs automobiles continuent de refuser de s'exécuter, nous allons les poursuivre en justice", a de son côté menacé David Friedman, responsable de la NHTSA. "Pour ce faire, la NHTSA aura besoin de l'aide du ministère de la Justice", a-t-il ajouté.

Les airbags défectueux peuvent exploser et projeter des fragments de métal et plastique sur les passagers. L'agent gonfleur utilisé (du nitrate d'ammonium) est notamment susceptible de se détériorer en cas d'exposition à une humidité excessive. La Floride, Porto Rico, l'île de Guam, les îles Vierges et Hawaï sont les Etats les plus affectés. Ce défaut est à l'origine de nombreux incidents et de cinq décès, finalement confirmés mercredi par Takata, qui ne reconnaissait que trois morts jusqu'ici. A ce jour, entre 16 et 20 millions de véhicules ont d'ores et déjà été rappelés à travers le monde, dont 10 millions aux Etats-Unis. (AFP, AUTOMOTIVE NEWS 3/12/14)

Juliette Rodrigues