Takata provisionne une charge de 330 millions d'euros pour les problèmes d'airbags défectueux

L'équipementier japonais Takata a annoncé qu'il allait provisionner une charge exceptionnelle de 45 milliards de yens (près de 330 millions d'euros) "en raison des rappels de voitures dus à des airbags défectueux fabriqués par une filiale d'Amérique du Nord".

Takata, qui emploie plus de 43 500 personnes dans le monde, fait face à une crise majeure causée par des produits défectueux (gonfleurs d'airbags).

En tout, plus de 10 millions de véhicules à travers le monde font actuellement l'objet de rappels de la part des plus importants constructeurs mondiaux (Toyota, Nissan, Honda, Mazda, BMW, Chrysler, Ford, BMW).

Le défaut est à l'origine de plusieurs accidents qui ont entraîné des enquêtes de l'agence américaine de la sécurité routière (NHTSA).

Le problème provient du gonfleur d'airbag qui, pour une raison technique non encore identifiée, peut ne pas fonctionner normalement et entraîner une explosion ou un départ de feu, ont expliqué les constructeurs dans un document remis au ministère japonais des Transports.

Les gonfleurs incriminés auraient été produits au début et au milieu des années 2000.

Des analystes avaient prévenu que le coût des réparations requises pourrait porter un coup sévère aux finances de Takata qui venait tout juste de sortir du rouge l'année dernière, avec un bénéfice net de 11 milliards de yens (78 millions d'euros), contre une perte quasi double un an plus tôt.

Pour l'heure, Takata n'a pas modifié ses prévisions de résultats et table sur un bénéfice net de 16 milliards de yens (116,7 millions d'euros) cette année, pour un chiffre d'affaires de 560 milliards de yens (4 milliards d'euros).

Takata a indiqué qu'il étudiait l'impact de la perte exceptionnelle prévue sur ses résultats financiers du premier trimestre fiscal clos fin juin.

Dans un document récemment publié au Japon, le président du groupe, Shigehisa Takada, assure que l'entreprise, spécialisée non seulement dans les airbags (43 % de son chiffre d'affaires) mais aussi dans les ceintures de sécurité, "va élever ses contrôles de qualité". (AFP, AUTOMOTIVE NEWS 18/7/14)

Juliette Rodrigues