Takata confirme être visé par une enquête pénale aux Etats-Unis

Takata, dont les airbags défectueux ont provoqué des millions de rappels de véhicules dans le monde, a catégoriquement démenti avoir effectué des tests secrets sur les gonfleurs en 2004, contrairement à des informations publiées dans la presse.

Le groupe a de la même façon réfuté avoir dissimulé des résultats compromettants, comme l'affirmait le New York Times dans un article du 6 novembre. "Nous avons effectivement effectué des tests d'urgence sur des airbags en 2004. Toutefois il ne s'agissait pas d'examiner les gonfleurs d'airbags, mais une autre pièce sans aucun rapport", assure Takata dans un communiqué. "Et contrairement à ce qu'indique l'article en parlant de tests secrets, il est inexact que nous ayons caché des résultats", poursuit-il.

Takata a par ailleurs confirmé être visé par une enquête criminelle aux Etats-Unis. Le groupe a indiqué avoir reçu une assignation à comparaître du Grand Jury fédéral de New York, sans donner plus de détails. Une sénatrice américaine avait auparavant salué l'ouverture de cette investigation. "Je me félicite que le bureau du procureur des Etats-Unis ait engagé une action rapide pour ouvrir une enquête criminelle", a déclaré dans un communiqué Claire McCaskill, présidente de la sous-commission du Sénat pour la protection des consommateurs.

Le porte-parole de Takata aux Etats-Unis, Ally Berman, a assuré que le groupe "coopérait pleinement avec l'ensemble des enquêtes du gouvernement".

La commission du Sénat sur les Transports et le Commerce a par ailleurs annoncé jeudi qu'elle tiendrait le 20 novembre une audience consacrée à cette affaire qui a conduit au rappel de plus de seize millions de véhicules à travers le monde, dont près de la moitié aux Etats-Unis. "L'audience examinera comment des airbags Takata défectueux ont pu être installés dans un si grand nombre de véhicules et évaluera la réponse des constructeurs d'automobiles et de la NHTSA", explique la commission. L'identité des responsables qui seront entendus par la commission n'a pas été dévoilée. (AFP 13 et 14/11/14)

Juliette Rodrigues