Strasbourg lance un service d'autopartage « flexible et accessible »

L'eurométropole de Strasbourg a lancé le 11 mai un service de location de voitures partagées « sans stations ni réservation », dans le but de réduire la part de la voiture dans les modes de transports quotidiens. La municipalité se targue d'être la première ville de France à combiner un service « d'autopartage » avec un système qui permettra à ses usagers de garer un véhicule partagé sur n'importe quelle place de parking libre du centre-ville.

Ce nouveau service, qui se veut « flexible et accessible », est proposé par la société strasbourgeoise d'autopartage Citiz, en partenariat avec la municipalité alsacienne. Citiz avait lancé à Strasbourg autour des années 2000 un des premiers systèmes de voitures partagées en France. « L'intérêt, c'est qu'il n'y a pas d'espace réservé sur la voirie. Vous vous garez sur des places disponibles sans payer », a indiqué le maire de Strasbourg Roland Ries, lors d'une présentation de ce service à la presse, en soulignant que l'autopartage pouvait permettre de réduire le nombre de véhicules en circulation.

La municipalité prendra en charge une partie des coûts de stationnement, estimés à une cinquantaine d'euros par an et par véhicule, qui seront inclus dans les forfaits des abonnements. Le service sera lancé dans un premier temps dans l'hypercentre de Strasbourg et le quartier Neudorf, en proche banlieue. Il sera associé à une application qui permettra de repérer en temps réel, sur smartphone, les endroits où se trouvent les véhicules disponibles. Une fois réservée, la voiture sera bloquée 15 minutes, le temps pour la personne de récupérer le véhicule et les clés dans la boîte à gants.

La nouvelle flotte de véhicules est composée de 30 voitures à essence Smart Forfour, dont les moteurs ont été assemblés dans l'usine Smart de Hambach (Moselle).

M. Ries a par ailleurs indiqué à la presse avoir été approché par le groupe Bolloré qui, après avoir installé des services d'autopartage de voitures électriques à Paris, Lyon et Bordeaux, souhaite implanter un service similaire à Strasbourg. (AFP 11/5/15)

Alexandra Frutos