Signature officielle de l’accord de compétitivité chez PSA Peugeot Citroën

La direction et les syndicats de PSA Peugeot Citroën viennent d’entériner officiellement un accord de compétitivité qui garantit la pérennité des sites en France d'ici à 2016 en échange d'efforts salariaux destinés à redresser le groupe.

La signature officielle de ce « nouveau contrat social » est prévue en présence du président du groupe Philippe Varin, à l'issue d'un comité central d'entreprise. L’accord a reçu l'aval de quatre syndicats sur six, FO, la CFE-CGC, le GSEA et la CFTC, seules la CGT et la CFDT s'étant prononcées contre.

Aux termes de cet accord, PSA s'engage à maintenir ses sites en France d'ici à 2016 et à augmenter la production. Le constructeur prévoit de fabriquer environ 930 000 véhicules dans ses usines d'assemblage cette année. La production devrait s’établir « autour d'un million » d'unités en 2016 dans les cinq usines qui resteront après la fermeture du site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), qui produit cette semaine son dernier véhicule. PSA promet également de lancer « au moins un nouveau modèle » dans chaque usine entre 2014 et 2016 et d'investir 1,5 milliard d'euros.

En contrepartie, les salariés sont appelés à la modération salariale. Le texte préserve les fondamentaux de la rémunération des salariés, dont le treizième mois, mais il prévoit un gel des augmentations générales en 2014 et un budget d'augmentations individuelles « adapté ». Pour les deux années suivantes, les augmentations dépendront notamment des performances de l'entreprise. Il prévoit aussi une annualisation des RTT avec une partie des jours à des dates imposées et des heures supplémentaires majorées de 25 % au lieu de 45 %, mais avec une prime de 15 euros au-delà d'un certain seuil.

Une plus grande flexibilité dans l'organisation du temps de travail a été décidée, ainsi que la mise en place de congés séniors, qui pourraient concerner 2 500 à 3 000 salariés sur 3 ans.

Concernant l'emploi, l'accord stipule que, pour l'heure, le groupe ne peut fixer « aucun objectif de recrutement » en CDI. Il est conclu pour une durée indéterminée, mais il prévoit qu'en cas de « retour à bonne fortune », et au plus tard en 2016, les signataires se réuniront pour « convenir des évolutions » de l'accord. (AFP 24/10/13)

Alexandra Frutos