Sergio Marchionne s'élève lui aussi contre la diabolisation du diesel

Sur fond de débat en France au sujet de la nocivité des véhicules au gazole et d'annonces de Madame Hidalgo, maire de Paris, visant à limiter la circulation des vieux diesel dans la capitale, Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat Chrysler Automobiles (FCA), a déclaré en marge du Salon de Genève qu'il n'approuvait pas ces mesures et s'est élevé contre la "diabolisation" du diesel, insistant sur l'efficacité des normes Euro 6.

"Le niveau de dépollution de l'Euro 6 est phénoménal. Il n'y a plus grand chose de rejeté dans l'air", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, à Genève. "Si l'interdiction du diesel devient la norme, le secteur va s'adapter, mais ça ne sera pas gratuit", a-t-il mis en garde, en évoquant dès lors la nécessité de faire passer toute la gamme à l'hybride (essence-électricité).

"Ce genre d'attitude punitive, quand vous visez une technologie en particulier et la diabolisez, c'est vraiment mauvais. Je n'ai aucun problème avec les normes antipollution, mais il ne faut pas s'en prendre à une technologie en particulier, c'est la mauvaise réponse", a indiqué M. Marchionne, toujours en faisant allusion au diesel.

M. Marchionne emboîte ainsi le pas à Carlos Tavares, président de PSA Peugeot Citroën, qui a également déclaré à Genève que le diesel était "le "meilleur ami" de la lutte contre le réchauffement climatique, et appelé à ne pas changer en cours de route les règles du jeu en termes d'émissions polluantes. (AFP 3/3/15)

Juliette Rodrigues