Sept automobilistes sur dix seraient disposés à partager les données personnelles de leur véhicule (2/2)

Le cabinet s'est en parallèle intéressé aux rapports aux constructeurs. Seuls 24 % des consommateurs, chinois, américains et allemands confondus, refusent de communiquer des données. 55 % d'entre eux ne posent aucune condition à cette transmission, tandis que 21 % y consentent si cela sert à améliorer le produit automobile et non à recevoir des offres partenaires, peut-on lire dans l'étude de McKinsey. Plus qu'aux Etats-Unis (23 %) ou en Chine (21 %), les Allemands font confiance aux constructeurs comme garants de la sécurité (32 %).

Si, en 2014, 20 % des personnes interrogées [la France faisant alors partie du périmètre] se disaient prêts à changer de marque automobile pour profiter d'une offre de connectivité avancée, cette année, McKinsey note que la part a presque doublé, à 37 %. De fait, 32 % des clients s'ouvrent à un modèle d'abonnement au service, contre seulement 21 % l'an passé.

Incontournable, le sujet de délégation de la conduite est également abordé dans l'étude de McKinsey. 55 % des conducteurs changeraient de marque de véhicule si cela permettait d'accéder à des fonctionnalités de conduite automatique avancées. 60 % changeraient déjà pour des services liés à la conduite (navigation connectée, informations parking, etc.), relèvent les experts du cabinet. En conséquence, 61 % des répondants prennent position en faveur du véhicule à conduite automatisée, appelant les gouvernements à une légalisation. 12 % s'y opposent, à moins de circonstances précises. Les 27 % restants ont fait savoir à McKinsey qu'ils changeraient d'avis si les pilotes se révélaient être des succès.

Alexandra Frutos