Le marché russe a baissé de 9,9 % en octobre

Selon les données de l’AEB (Association des Affaires Européennes), les ventes de véhicules légers sur le marché russe ont reculé de 9,9 % en octobre, à 211 365 unités. Sur les dix premiers mois de 2014, les ventes ont reculé de 12,7 %, à 1 991 312 unités.

Les ventes de Renault, notamment, ont baissé de 9,5 % en octobre, à 16 664 unités, et de 10 % sur dix mois, à 156 098 unités. Celles de PSA Peugeot Citroën ont diminué de 47,3 % le mois dernier (à 2 699 unités), avec un repli de 48,9 % pour Peugeot (à 1 388 unités) et de 45,4 % pour Citroën (à 1 311 unités). Sur dix mois, les ventes de PSA ont diminué de 36 %, à 33 774 unités (- 39 % pour Peugeot et - 32,5 % pour Citroën).

Lada est resté numéro un sur le marché russe en octobre, avec 37 788 immatriculations (+ 0,8 %), suivi de Kia (17 392, - 1,2 %), de Renault (16 664, - 9,5 %), de Hyundai (15 393, - 2,8 %), de Toyota (12 887, + 0,4 %), de Nissan (11 924, - 2,5 %), de Volkswagen (9 322, - 26,2 %), et de Chevrolet (9 181, - 37 %). Sur dix mois, Lada a vendu 321 590 véhicules (- 15,6 %), Renault 156 098 (- 10 %), Kia (154 813, - 5,9 %) et Hyundai 148 242 (- 2,1 %).

"La performance du marché en octobre a été tout sauf bonne, mais elle constitue malgré tout un pas en avant après les résultats très faibles de ces derniers mois", a commenté Joerg Schreiber, responsable du comité automobile de l'AEB. "Cette amélioration relative s'explique par la prime à la casse qui soutient les ventes des modèles produits localement et la forte chute du rouble qui augmente la demande à court terme pour les modèles importés", a-t-il ajouté.

Les ménages qui voient le rouble chuter sont en effet tentés d'anticiper leur achat de peur de voir à leur tour augmenter les prix des véhicules, soit importés soit composés de pièces détachées importées. M. Schreiber a donc souligné que ces facteurs ne seraient que "temporaires", même si leur effet semble se poursuivre pour l'instant en novembre.

Le marché russe a commencé au printemps 2013 à se replier sur fond de ralentissement de l’économie russe mais le mouvement s’est transformé en chute libre ces derniers mois avec la crise ukrainienne. (COMMUNIQUE AEB, AFP 12/11/14)

Juliette Rodrigues