Roland Berger s'attend à ce que la part de marché du diesel diminue dans des proportions importantes en Europe jusqu'en 2030

Roland Berger s'attend à ce que la part de marché du diesel diminue dans des proportions importantes en Europe jusqu'en 2030, à commencer par les segments A et B. Entre 2014 et 2030, le cabinet de conseil estime que la part de marché du diesel dans les ventes de véhicules du segment A passera de 2 % à 0 %. Dans le segment B, elle passerait de 33 % à 26 %.

Les autres segments ne seraient pas épargnés. En 2030, la part de marché du diesel est attendue à 55 % dans le segment C (contre 64 % en 2014), à 69 % dans le segment D (84 % en 2014), à 70 % dans le segment E (88 % en 2014) et enfin à 37 % dans le segment F (50 % en 2014). Le maintien du gazole dans les segments supérieurs s’explique par le différentiel plus important qu'il autorise par rapport aux moteurs à essence au niveau des émissions de CO2 (- 4 % dans le segment A, mais ? 35 % dans le segment E).

Il faudra toutefois encore compter avec le gazole au moins jusqu'en 2020-2021. « Il ne sera pas possible d'atteindre les cibles d'émissions de CO2 de 2020-2021 sans le diesel », estime Sébastien Amichi, partner automobile chez Roland Berger. A cette date, les véhicules particuliers neufs commercialisés sur le Vieux Continent devront émettre en moyenne 95 g de CO2/km. Il n'en demeure pas moins que le mouvement est lancé. « Les moteurs diesel sont avant tout un phénomène européen. Si plus de la moitié des 12,5 millions de véhicules vendus en Union européenne en 2014 étaient équipés d'un moteur diesel, c'était le cas pour à peine 3 % des 14 millions de véhicules immatriculés aux Etats-Unis », rappelle Roland Berger. (JOURNALAUTO.COM 30/10/15)

Alexandra Frutos