Renault vise 500 000 ventes par an à terme sur le marché chinois

Renault a annoncé la commercialisation de son petit SUV urbain Captur en Chine. Les véhicules seront fabriqués en Espagne, dans l’usine de Valladolid. Au total, avec tous ses modèles importés, notamment le SUV Koleos fabriqué en Corée du Sud, Renault vise 40 000 ventes en Chine en 2014, contre 34 000 l’an passé, selon Gilles Normand, directeur des opérations de la région Asie-Pacifique.

À plus long terme, il vise une part de marché de 3 %, équivalente à sa part de marché mondiale, soit 500 000 véhicules. Il faudra cependant attendre la mise en place d’un outil de production local. L’usine en projet porte sur une capacité de production annuelle de 150 000 véhicules. Au total, 870 millions d’euros vont être investis pour construire le site, mais également pour la conception des deux premiers modèles, qui, grâce à l’apport de Nissan, afficheront un taux de localisation de départ supérieur à 85 %.

Aujourd'hui, le travail porte sur le développement d'un réseau commercial apte à soutenir les ambitions nouvelles du constructeur français. "Nous avons décidé de fusionner l'organisation commerciale existante de Renault, qui comprend aujourd'hui 90 concessionnaires, au sein de la coentreprise", explique Gilles Normand. Elle sera dirigée par Chen Wei, un homme issu de Dongfeng. L'objectif est désormais d'atteindre 150 concessionnaires d'ici à 2016.

L'étape suivante pourrait être le véhicule électrique. Renault dispose d'une grande expérience dans ce domaine et le gouvernement chinois est très intéressé par ce type de propulsion, même si, comme en France, les volumes tardent à décoller. Une nouvelle réglementation pourrait rapidement voir le jour, rendant les investissements rentables dans ce domaine. En revanche, la voiture ne serait pas commercialisée sous la marque Renault. Dans le cadre de la réglementation chinoise, une telle voiture pourrait être produite par la coentreprise, mais seulement sous la marque Dongfeng. (FIGARO 22/4/14)

Juliette Rodrigues