Renault souhaite davantage de flexibilité dans ses usines françaises

Renault a mis le 18 octobre sur la table des négociations avec les syndicats une série de propositions sur l'organisation du temps de travail visant à accroître la flexibilité dans les usines françaises du groupe. La nouvelle modulation annuelle du temps de travail proposée, sur la base d'une période de « haute activité » étendue à six mois au lieu de quatre, permet de réduire le nombre d'heures supplémentaires par un jeu de compensation entre périodes chargées et creuses. Pendant les périodes dites de « haute activité », les séances de travail pourront être augmentées obligatoirement. Outre de fait de travailler le samedi, Renault ajoute la possibilité de débordements d'1h30 par jour. Le constructeur souhaite également raccourcir de moitié, à 7 jours, les délais de prévenance des changements de planning et propose de modifier la gestion des compteurs individuels et collectifs permettant d'accumuler des jours.

Selon les propositions de la direction, seules les heures effectuées au-delà des débordements d'horaires définis tous les trois mois dans un calendrier prévisionnel seront automatiquement majorées de 25 %. Les autres heures de débordement horaire ne seront payées que si le total annuel dépasse 1 603 heures. La prochaine séance de négociations aura lieu le 25 octobre. (AFP 18/10/16)

Alexandra Frutos