Renault se tient prêt à reprendre ses activités en Iran

Renault espère reprendre rapidement ses activités en Iran après l'allègement effectif des sanctions contre Téhéran attendu en janvier, a déclaré le 16 décembre le directeur des opérations pour la région Asie-Pacifique, Gilles Normand, lors d'une conférence téléphonique. « Tout ce qu'on peut faire en amont pour se préparer au redémarrage, on essaye de le faire, pour essayer d'anticiper la reprise et être le plus rapidement possible opérationnel », a-t-il indiqué.

Renault était un acteur important sur le marché automobile iranien jusqu'à ce qu'il gèle ses activités en juillet dernier. Il a vendu dans ce pays 103 000 véhicules en 2012.

« Ce qui est aussi important, c'est qu'il y ait une flexibilisation des flux financiers car, indépendamment des sanctions proprement dites [...], il y a aussi des sanctions sur les flux financiers qui limitent énormément la capacité d'exporter des produits en Iran et de se faire payer en retour », a souligné M. Normand.

« Nous avons mis en sommeil nos activités mais nous ne sommes jamais sortis », a de son côté déclaré le président de Renault, Carlos Ghosn, dans un entretien accordé à l'AFP (16/12/13). « Ce marché, sans contraintes autour de lui, a un potentiel de 1,5 à 2 millions de voitures, c'est énorme, et les constructeurs français y bénéficient d'une très bonne image », a-t-il rappelé. « Nous avons l'intention, à la première opportunité - non pas de revenir car nous ne sommes jamais partis -, mais de développer nos activités en Iran », a-t-il affirmé.

Alexandra Frutos