Renault reste confiant dans le potentiel du marché russe

Le marché russe, susceptible de dépasser en taille le marché allemand d'ici deux ans, reste très volatil. Après avoir peiné à se redresser après la crise financière de 2008, il a rebondi de 40 % en 2011, mais devrait rebaisser de 6 % à 7% cette année, à 2,8 millions d'unités.

"Ce genre de mini-crise s'est déjà produit et ne s'est pas traduit par une grande crise", déclaré Bruno Ancelin, directeur général de Renault Russie. "On ne peut pas dire aujourd'hui que le marché est en crise parce qu'il y a des segments qui se portent plutôt bien. On préfère parler de petit trou d'air".
"Notre opinion est que le marché va remonter un peu l'an prochain, au niveau où on le voyait en 2013, c'est-à-dire à 2,9 millions", a-t-il ajouté.

Renault, Nissan et AvtoVAZ se taillent la part du lion en Russie avec 29,6 % du marché sur les dix premiers mois de l'année. Carlos Ghosn, président de Renault et de Nissan, a fixé pour objectif une part de marché de 40 % à l'horizon 2016.

Bruno Ancelin reste confiant dans le potentiel du marché russe, vu que la moitié des véhicules en circulation sur les routes ont plus de dix ans. Malgré la baisse du marché cette année, le segment des 4X4 tire son épingle du jeu avec une croissance supérieure à 35 %. En revanche, les Russes boudent les voitures à hayon (breaks et monospaces). (REUTERS 28/11/13)

Juliette Rodrigues