Renault réévalue son label Eco2

Lancé en 2007, le label Eco2 de Renault distinguait les véhicules émettant moins de 120 g de CO2 par km, ce qui n’a plus grand sens aujourd’hui, 78 % des ventes de la marque entrant dans cette catégorie. Renault réévalue donc ses exigences et en profite pour revoir son mode d'attribution : désormais, le label distingue la version la plus sobre de chaque modèle.

Le Kadjar dCi 110, dont les émissions sont limitées à 99 g/km, inaugure le label Eco2 de nouvelle génération. Fini le sticker sur le pare-brise arrière, c’est désormais un badge plus qualitatif qui est apposé sur la carrosserie du coffre. A partir de septembre, toutes les autres voitures particulières à moteur thermique de Renault se verront attribuer ce label pour leur motorisation la plus sobre, à l’exception de la Twingo, pour ne pas favoriser un de ses deux moteurs à essence (TCe 90 et 1.0 SCe).

Pour tous les modèles, c’est naturellement un moteur diesel qui se distingue, du dCi 90 de la Clio, qui n’émet que 82 g/km, au dCi 130 de l’Espace, qui plafonne à 116 g/km.

Renault a tout de même récompensé un moteur à essence, le TCe 90 de la Clio, et ses 97 g de CO2/km, y compris dans sa version bicarburation GPL (95 g/km).

Deux modèles à venir auront aussi leur version Eco2 : la nouvelle Mégane, avec un moteur qui passera sous les 90 g/km (contre 90 g/km pour la version actuelle équipée du bloc dCi 110), et la Talisman, qui passera sous les 100 g/km, soit bien mieux que les 109 g/km du dCi 110 monté sur l’actuelle Laguna Eco2.

Ce nouveau label fait sens pour les entreprises, qui vont pouvoir en refaire un critère de leur « Car policy ». « Les versions qui bénéficieront de ce label attractif devraient représenter de 30 à 35 % de nos ventes », estime Jean-Philippe Hermine, directeur plan et stratégie environnement de Renault. Il rappelle que le groupe Renault se classe dans le top 3 des constructeurs en matière d’émissions moyennes de CO2 en Europe, avec 113,6 g/km en 2014, contre 123,4 g/km en moyenne pour l’ensemble des constructeurs. « Et si nous enlevons les véhicules électriques, nous ne perdons qu'un point », souligne-t-il. La réduction des émissions de CO2 participe à hauteur de 75 % à son objectif de réduire de 3 % par an son empreinte carbone entre 2010 et 2016, « objectif qui a été atteint sur les 4 premières années, à - 12,4 % », rappelle par ailleurs le dirigeant. (AUTOACTU.COM 1/7/15)

Alexandra Frutos