Renault privilégie la rentabilité dans les véhicules utilitaires

Dans un entretien accordé au JOURNALAUTO.COM (12/7/13), Juan Jose Palomo-Cantero, directeur de la division véhicules utilitaires de Renault, indique que, même si le marché est en décroissance, la cadence de production de l'usine de Batilly est très satisfaisante, avec deux équipes à plein temps. « Nous exportons 63 % des véhicules fabriqués à Maubeuge, dont 20 % hors d'Europe, essentiellement dans la zone Euromed. Ces proportions sont cohérentes et logiques. Notre position de leader en Europe nous aide à nous implanter commercialement dans d’autres régions », se félicite-t-il.

« L'Algérie est aujourd'hui notre deuxième marché après la France. Le Maroc est un pays en fort développement économique et le segment des utilitaires accompagne cette croissance. Grâce à notre implantation à Tanger, nous sommes devenus leaders au Maroc en 2012. Aujourd'hui, nous avons les produits et le réseau commercial qui nous permettent d'être performants sur ces pays », souligne-t-il par ailleurs.
« Notre stratégie est très claire depuis le début : privilégier la rentabilité plutôt que les volumes. C'est indispensable en période de crise. Nous ne voulons pas rentrer dans cette guerre de rabais que se livrent les autres marques, qui est destructrice de valeur et de performance économique. Le jour où le marché va décoller, nous serons prêts. En attendant, notre croissance sera encore tirée par nos performances à l'international », explique M. Palomo-Cantero.

« Renault est toujours leader à ce jour, même si c'est très serré avec Volkswagen. Nous avons bon espoir de conserver cette première place en 2013, car nous voyons que le marché allemand commence à ralentir. Mais nous ne voulons pas annoncer des objectifs de parts de marché qui seraient incompatibles avec notre ambition de rentabilité », indique-t-il.

« Dès les années 90, nous avons été la première marque à mettre en place un accord de coopération pour la fabrication de VUL, avec le Trafic. Aujourd'hui, il est plus que jamais nécessaire de s'unir avec d'autres constructeurs pour produire des véhicules utilitaires, et ces acteurs pourront parfaitement être les mêmes sur des marchés différents. Dans le cadre de l'Alliance Renault-Nissan, nous avons des accords avec d'autres constructeurs », rappelle enfin M. Palomo-Cantero.

Alexandra Frutos