Renault prévoit que le marché iranien pourrait atteindre 2 millions de voitures d’ici à 2020

Bernard Cambier, directeur des opérations de la région Afrique, Moyen-Orient et Inde de Renault, indique qu’à la suite de l’accord sur le programme nucléaire iranien signé le 14 juillet, même si la levée des sanctions internationales n’a pas encore été actée, le constructeur compte bien récupérer la place de numéro un du marché automobile qu’il occupait en 2011. « L’enjeu de l’Iran est très important. En 2020, l’Iran pourrait représenter plus de deux millions de véhicules neufs par an, contre à peine plus d’un million l’année dernière », déclare-t-il.

Renault n’a jamais quitté le pays, mais les sanctions l’ont contraint à réduire ses opérations car il n’était pas possible de transférer de l’argent hors des frontières. En 2013, la marque au losange a vendu 100 000 Tondar ? c’est-à-dire des Logan assemblées par son partenaire local Saipa à partir de pièces qu’il lui envoyait. L’an dernier, la production était tombée à 24 000 unités. Le constructeur se prépare à revenir en force sur le marché iranien. « Nous allons lancer deux nouveaux produits, la Sandero et le pick-up Logan, qui seront assemblés sur place », annonce M. Cambier. La Kwid, récemment commercialisée en Inde, serait également parfaite pour le marché iranien. (FIGARO 17/7/15)

Alexandra Frutos