Renault prêt à soutenir l'initiative franco-allemande dans les batteries électriques

Renault est prêt à soutenir l'initiative franco-allemande visant à encourager la production de batteries électriques sur le sol européen, mais estime que cette activité n'est plus du ressort des constructeurs d’automobiles. Paris et Berlin ont annoncé début décembre une alliance pour encourager en Europe cette technologie stratégique dans le développement des voitures électriques ou hybrides. D’après la presse allemande, Daimler a mis fin récemment à la dernière production allemande de ce type, tandis qu'en France, Renault et PSA Peugeot Citroën se fournissent exclusivement au Japon et en Corée. « Qu'en Europe il y ait une capacité à faire des batteries compétitives, c'est important, ça on le soutiendra », a déclaré Rémi Bastien, directeur engineering innovation de Renault, à l'occasion d'une exposition des dernières nouveautés technologiques du groupe au Technocentre. « Mais nous n'avons plus de plan pour fabriquer en interne des batteries », a-t-il précisé. Le partenariat noué en 2009 entre Renault et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) ne sera ainsi pas reconduit l'an prochain dans les batteries, a ajouté M. Bastien. En revanche, l'association est renouvelée pour cinq ans dans les capteurs et les logiciels. Malgré les encouragements du gouvernement français, Renault a renoncé il y a quelques années à construire sa propre usine de batteries à Flins (Yvelines), préférant se fournir en externe auprès de spécialistes de cette technologie qui mêle électronique et chimie avancées. (REUTERS 11/12/14)

Alexandra Frutos