Renault présente son usine de déconstruction de véhicules hors d'usage

Renault a présenté le 15 mai le fonctionnement industriel de son usine de déconstruction de véhicules hors d'usage Indra, installée à Romorantin (Loir-et-Cher). Le site fournit 76 000 véhicules (provenant à 42 % de particuliers, 18 % d’assureurs, 14 % du constructeur, 13 % des garages et 7 % des fourrières) à un réseau de 396 centres agréés. Si, à un an du passage à 95 % du taux de recyclabilité d’un véhicule (contre 90 % aujourd’hui pour Indra), le bien-fondé de la structure ne se discute pas, son champ d’action va bien au-delà. « Notre mission, c’est d’organiser la pièce de réemploi au niveau national », explique Loïc Bey-Rozet, directeur général d’Indra, détenue à parts égales par Renault et Suez.

Indra est aussi un gigantesque magasin de pièces d’occasion. De véhicule économiquement irréparable à réparable, il y a un petit pas qui est fait. « Nous sauvons un nombre considérable de voitures. Les clients et les assureurs y trouvent un bénéfice », ajoute Olivier Gaudeau, directeur ingénierie chez Indra. Un tiers de la production a donc trait à des matières premières. « Le lien avec l’ingénierie de Renault est donc évidente. Les véhicules sont aujourd’hui pensés, lors de leur conception, pour être démontés et réutilisés facilement avec la matière de nos propres produits », commente M. Gaudeau.

Indra vend en direct 100 000 pièces par an aux particuliers et professionnels. (LARGUS.FR 16/5/14)

Alexandra Frutos