Renault, précurseur de la filière automobile algérienne (1/2)

L’Algérie est le deuxième plus grand marché automobile d’Afrique avec plus de 400 000 véhicules importés chaque année. Renault est le premier constructeur à se lancer dans la production d’automobiles dans le pays, où il maintient de solides positions avec une part de marché de 25 %. L’Algérie est un marché automobile qui est loin d’avoir atteint sa maturité, puisque d’après les données de la Banque Mondiale, elle occupe la 84ème position dans le classement des pays selon le nombre de véhicules particuliers pour 1 000 habitants. Ce classement reprend les données statistiques 2010 de 129 pays dans le monde. En 2010, la Banque Mondiale donnait le chiffre de 76 véhicules particuliers pour 1 000 habitants en Algérie, ce qui en faisait le cinquième pays africain pour le nombre de véhicules par habitant.

La construction de l’usine algérienne de Renault, à Oued Tlelat près d’Oran, a débuté le 25 septembre et avec elle la phase de recrutement des 350 premiers salariés. La production de la Nouvelle Symbol pourra y démarrer en novembre 2014. Ce nouveau modèle tricorps, utilisant la même plateforme que la Dacia Logan, est importé de Roumanie depuis le printemps. Il a d’ores et déjà pris la tête des ventes en mai (3 592 ventes) et en juin (2 744) en Algérie. Sur un marché de 317 000 immatriculations à fin août, en hausse de 6,5 %, Renault-Dacia détient 26 % de part de marché, avec des ventes stables de 82 850 unités.

« Nous sommes fiers de contribuer avec la société commune Renault Algérie Production au développement de la filière automobile algérienne. Je tiens à féliciter d’ores et déjà notre équipe et nos partenaires pour le dynamisme et l’engagement dont ils font preuve pour faire de ce lancement une réussite », a déclaré Bernard Sonilhac, président de la Société Commune « Renault Algérie Production ? RAP Spa ».

Alexandra Frutos