Renault mise sur l’Open Innovation avec les startups (1/2)

Depuis quelques années, Renault fait sa mue technologique à l’aide de méthodes d’innovation ouverte. Une stratégie qui rapproche le constructeur des startups, expliquait début octobre Nadine Alibert-Fregeac, Corporate Venture Development de Renault, au site Maddyness.Com.

L’industrie automobile est à l’aube d’une nouvelle révolution, celle du « tout connecté ». Comme dans chaque secteur, de nouveaux acteurs débarquent dans le monde de l’automobile et viennent défier directement les structures bien implantées. On pense tout de suite à Elon Musk, fondateur de Tesla Motors, dont la valorisation boursière a déjà dépassé celles de certains constructeurs. M. Muska d’ailleurs créé un véritable tsunami le 12 juin dernier en annonçant par un simple billet de blog que l’intégralité des brevets déposés par son entreprise depuis sa création pourraient désormais être librement exploités. Cela représente 250 brevets rien que pour le Model S.

En France, Renault a décidé de ne pas rester passif face à cette nouvelle vague, en s’installant dès 2007 au c’ur de la Silicon Valley, berceau de l’innovation technologique. L’« effet startups » pour Renault est un stimulant qui permet aujourd’hui d’amplifier l’efficacité des métiers internes. C’est aussi l’occasion d’accompagner le changement pour aider l’entreprise à se digitaliser, à s’ouvrir sur un autre mode de pensée et d’action.

« L’Open Innovation chez Renault s’articule un peu dans toutes les directions métiers. L’ingénierie est très active et a donc son équipe basée dans la Silicon Valley, qui est encore en train de se développer », explique Nadine Alibert-Fregeac, Corporate Venture Development de Renault.

Alexandra Frutos