Renault et PSA dénouent leurs liens dans la mécanique

Renault et PSA Peugeot Citroën ont annoncé leur projet de mettre fin à leurs participations croisées dans la Française de Mécanique (FM) et la Société de Transmissions Automatiques (STA). « Aux termes du projet présenté, FM pourrait être détenue à 100 % par PSA Peugeot Citroën, tandis que Renault reprendrait 100 % du capital de STA », ont expliqué les deux groupes dans un communiqué. « PSA Peugeot Citroën et Renault ont émis chacun le souhait de prendre une pleine indépendance dans la gestion de ces sites pour avoir la responsabilité du devenir stratégique d'une filiale exclusive », ont-ils ajouté, précisant qu'il n'y aurait « pas d'impact sur les salariés, les activités et le fonctionnement des deux sites ». Le projet sera présenté prochainement aux conseils d'administration respectifs de FM et STA pour un accord définitif au cours des prochains mois.

Cité dans le communiqué commun, le directeur de FM Frédéric Przybylski a souligné que « cet accord [permettait] de confirmer l'importance de Française de Mécanique dans le dispositif international de production de PSA Peugeot Citroën ».

Le directeur de STA Javier Bernaldez a de son côté remarqué que STA était « essentielle dans le développement international de Renault » et qu’il était donc « logique pour le groupe Renault de souhaiter reprendre à 100 % cette filiale afin d'en avoir le plein contrôle stratégique ».

La Française de Mécanique (3 200 salariés), basée à Douvrin (Nord-Pas-de-Calais), est actuellement détenue à 50 % par PSA Peugeot Citroën et à 50 % par Renault. La production de l’usine de moteurs est destinée à 85 % à PSA Peugeot Citroën et à 15 % à Renault.

La Société de Transmissions Automatiques (563 salariés), située à Ruitz (Nord-Pas-de-Calais), fabrique des boîtes de vitesses et est détenue à 80 % par Renault et à 20 % par PSA Peugeot Citroën. 60 % de son chiffre d'affaires est réalisé grâce à Renault. (AFP 26/11/13)

Alexandra Frutos