Renault compte porter le taux d’intégration de son usine algérienne de 12 % à 20 % en un an

Dans un entretien accordé à TSA-ALGERIE.COM (3/12/14), le président de Renault Algérie Production Bernard Sonilhac indique que le constructeur est « à un peu plus de 12 % d’intégration actuellement ». « D’ici à une année, on devrait atteindre un taux de 20 %. C’est de l’intérêt de tout le monde d’augmenter le taux d’intégration local parce que cela crée des emplois. Il vaut mieux avoir des fournisseurs qui sont à côté de l’usine ou en Algérie que de les avoir à 2 500 kilomètres, en cas de problème. Le fait d’avoir une intégration locale permet de réduire les coûts logistiques. Mais il faut trouver des partenariats qui ont un sens économique et surtout des partenaires qui ont la capacité de s’engager sur la qualité », déclare-t-il.

« Nous visons à superviser des entreprises algériennes qui ont déjà des capacités de fabriquer les pièces mais qui n’ont pas l’expérience automobile, ou des investisseurs algériens qui ont besoin d’investir dans l’automobile mais qui ont besoin d’être associés à ceux qui savent le faire. Tout cela peut se faire dans le cadre d’une société 51/49 ou alors en une société algérienne qui fabrique sous licence. C’est ce que nous sommes en train de faire pour l’intégration locale », explique le dirigeant.

Afin de donner un exemple de partenariat, M. Sonilhac évoque la société Geoctal, qui fournit à Renault des pièces en plastique. « Nous avons également favorisé la mise en place d’une société de fabrication de sièges entre une marque turque et des investisseurs algériens. On est en train de mettre en place une société qui va fabriquer les faisceaux et le câblage. Il s’agit d’un investisseur algérien qui travaillera sous licence », ajoute-t-il.

Alexandra Frutos