Renault augmente le rythme de production dans son usine d’Oued Tlelat

Six mois après son inauguration, l’usine Renault Algérie Production (RAP) d’Oued Tlélat (près d’Oran) annonce « la mise en place d’une seconde équipe d’une centaine de postes supplémentaires, portant ainsi à près de 380 le nombre d’emplois directs créés » par cette unité d’assemblage. A son inauguration, le site comptait 250 emplois directs et 500 indirects.

« Après une montée en cadence conforme au plan de marche prévu, et conformément aux engagements pris dans le pacte des actionnaires signé en décembre 2012 entre Renault, la SNVI et le FNI, la seconde équipe permettra à l’usine d’atteindre une capacité de production de 25 000 véhicules par an et répondre ainsi au succès commercial croissant de la Symbol », indique Karima Senouci, directrice de la communication de la coentreprise, dans un communiqué de presse. « A quelques mois du démarrage de l’usine, cette nouvelle étape est une preuve de la confiance que Renault et ses partenaires ont en l’avenir et le potentiel de cette unité de production », ajoute-t-elle.

« La Symbol produite par RAP dans deux versions exclusives pour le marché algérien, reconnues pour leur rapport qualité-prix, contribue depuis son lancement à conforter la position de leader de la marque Renault », souligne encore Mme Senouci.

« Notre plan de marche avance bien. Nous sommes en train de monter progressivement en cadence dans la production. Nous allons entrer dans la deuxième phase, qui est la mise en place deux ateliers dédiés à la peinture et à la tôlerie, le cap étant d’atteindre la capacité de 75 000 voitures/an en 2019 », a de son coté récemment expliqué Bernard Sonilhac, président de RAP, dans un entretien accordé à El Watan. « Nous sommes dans la trajectoire d’avoir, fin 2016-début 2017, un taux d’intégration de 20 %. Nous avons mobilisé, en partenariat avec la SNVI, une équipe pour prospecter des fournisseurs potentiels. Une centaine d’entreprises ont été visitées. Joktal nous fournit déjà en pièces d’injection plastique. Martal [coentreprise entre l’entreprise Taleb et le fabricant turc Martur] nous équipera, fin 2016, en sièges. Des négociations sont en cours avec des fournisseurs en faisceaux de câblage, batteries, tapis et bien d’autres équipements », avait-t-il indiqué.

En s’implantant en Algérie, Renault veut aussi exporter. « Quand on produira 75 000 voitures/an, voire plus, nous serons en situation d’exporter », avait par ailleurs déclaré M. Sonilhac, notant que « les taxes [étaient] des outils classiques de tout gouvernement pour freiner les importations ». Interrogé sur la nouvelle loi obligeant les concessionnaires à investir dans la production, le dirigeant avait estimé que, « si cette mesure pouvait permettre à des investisseurs de s’associer avec des fournisseurs qui sont en train de s’installer, [c’était] une bonne chose. Cela permettra de libérer des capitaux et des investissements dans la sous-traitance ». « Il faut donner les moyens à la compétitivité économique pour les industries naissantes », avait-t-il enfin estimé.

Après le modèle suréquipé en vigueur depuis l’inauguration, la Symbol de gamme intermédiaire a été lancée en janvier. L’usine s’apprête à lancer une version plus basique, « sans renier les fondamentaux liés à la qualité et à la sécurité », assure le premier responsable de cette unité d’assemblage. La réinstauration du crédit à la consommation pour l’acquisition de produits domestiques ne fera que booster les ventes de la Symbol assemblée à Oran, prévoit ELWATAN.COM (14/5/15).

Alexandra Frutos