Renault accélère sur l'hybride rechargeable à essence

Dans un entretien accordé à LARGUS.FR (31/3/15) à l’occasion du Salon de Genève, Alain Raposo, vice-président de l’ingénierie moteurs et véhicules électriques au sein de l’Alliance Renault-Nissan, a confirmé que la technologie hybride rechargeable à essence arriverait en 2018 sur tous les modèles de l’Alliance reposant sur les plateformes CMF C (Qashqai, Kadjar) et D (Espace, remplaçante de la Laguna). Baptisé ZEOD (Zero Emission On Demand), ce système sera repris de l’actuel Nissan Pathfinder vendu aux Etats-Unis, mais il sera adapté au marché européen, notamment au niveau de la motorisation thermique. Il se caractérise par un moteur électrique pris en sandwich entre le bloc thermique et la boîte à variation continue, ainsi que par deux embrayages de chaque côté. L’objectif sera de parcourir au moins 50 km en tout électrique. Mais ce ne sera pas le seul système hybride rechargeable à essence au sein de la gamme. Pour des raisons de coût, les véhicules sur les plateformes CMF B (future Clio V) et CMF « petit C » (nouvelle Mégane IV) hériteront d’une autre technologie simplifiée. Il s’agit ni plus ni moins de celle du démonstrateur Eolab. Sa particularité est d’utiliser une boîte manuelle sur laquelle l’embrayage est remplacé par le moteur électrique. Ingénieuse, elle permet de rouler en 100 % électrique sur les deux premiers rapports jusqu’à 120 km/h. Au-delà, le moteur thermique s’éveille sur le 3ème rapport. Si l’Eolab utilise le moteur 1.0 de 75 ch et un moteur électrique de 68 ch, la future Mégane Z.E. On Demand, prévue pour 2018, adoptera un propulseur plus gros et surtout la boîte magique adoptera un quatrième rapport. Ce système sera ensuite décliné sur la nouvelle Clio V, attendue fin 2018.

Alexandra Frutos