Renault accélère son enracinement dans les pays émergents

D’ici à fin 2016, Renault veut que les grands pays émergents (Russie, Inde, brésil, Corée du Sud et, à partir de 2017, Chine) affichent chacun un taux de localisation industrielle supérieur à 80 %, ce qui suppose de produire localement la quasi-totalité des composants (moteurs, tôlerie, transmissions, etc.), que ce soit en interne ou chez des sous-traitants. Ce taux était de 72 % en 2013 et de 60 % il y a trois ans. « Nous allons encore accélérer le mouvement, c’est un facteur de compétitivité majeur pour notre développement à l’international », indique José Vincente de Los Mozos, directeur des fabrications et de la logistique du groupe Renault.

L’objectif pour Renault est de se prémunir contre les barrières douanières mises en place par des pays tels que la Russie, le Brésil ou l’Inde, mais surtout contre la dépréciation des taux de change des pays émergents.

Renault accélère donc le mouvement et compte s’appuyer sur son allié Nissan. « Maintenant que nous avons des plateformes et une direction industrielle communes, les partages d’usines dans le monde pourront s’accélérer », se réjouit M. De Los Mozos. (ECHOS 16/4/14)

Alexandra Frutos