Renault à la pointe de la réduction de l’empreinte CO2 (2/2)

Environ 20 % des plastiques dans chaque nouveau modèle du constructeur sont des plastiques recyclés (55 kg dans le Nouvel Espace). « Renault en consomme 50 000 tonnes par an, mais l’automobile manque globalement de plastique recyclé de qualité, d’où notre investissement dans l’économie circulaire pour assurer notre approvisionnement », indiquait le dirigeant. Les platinoïdes sont le prochain défi de Renault en matière de recyclage. « Ils sont utilisés dans les pots catalytiques, mais viennent surtout d’Afrique du Sud ou de Russie. Cet approvisionnement pose question », soulignait M. Hermine.

Les usines de Renault certifiées Iso 14001 (six en France et trois en Espagne) baissent également leur consommation d’énergies fossiles, notamment grâce à la présence de panneaux solaires. A Tanger, l’usine est quasiment autonome en énergie grâce à l’éolien et à la biomasse. En parallèle, le groupe étudie chaque année le cycle de vie de sa gamme afin de favoriser l’économie circulaire.

« Le climat, l’épuisement des ressources et la santé constituent des enjeux si importants pour la société que la demande de solutions va croître. Il y a une vraie cohérence à tout concilier. Nous veillons à ce que nos véhicules soient réparables, faciles à déconstruire et intègrent des matières recyclables et recyclées. Notre site de Choisy-le-Roi produit des moteurs refabriqués et Indra, coentreprise de recyclage des véhicules hors d’usage, commercialise des pièces de réemploi », déclarait le dirigeant. « Sur les quatre premières années, Renault a déjà réduit de 12,4 % son empreinte carbone », se félicitait-il encore.

Alexandra Frutos