Renault-Nissan poursuit sa stratégie de développement dans les pays à fort potentiel économique

Carlos Ghosn, président de Renault et de Nissan, a déclaré le 20 septembre au WALL STREET JOURNAL que l’entrée de Nissan en Birmanie (voir rubrique Birmanie) n’était qu’une étape supplémentaire de sa stratégie visant à s’implanter sur les marchés en développement, au-delà des pays Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). L’Alliance s’est lancée en campagne pour s’assurer des positions dans les pays à fort potentiel économique, comme la Birmanie donc, mais aussi le Mexique, l’Indonésie, la Russie et les pays africains. Elle estime déjà être le deuxième groupe automobile en Afrique, et elle cible maintenant les marchés sub-sahariens, a expliqué M. Ghosn. « Nous avons évidemment de nombreux projets, mais aucun d’entre eux ne s’est encore matérialisé. L’Afrique constitue sans aucun doute un important projet pour l’avenir. Aujourd’hui, il s’agit de marchés relativement petits, mais qui présentent des taux de croissance élevés, ou très significatifs », a-t-il ajouté.

La demande de voitures dans des marchés de poids, comme l’Inde, la Russie et le Brésil, a diminué au cours de l’année passée, alors que les signes indiquant que la Réserve fédérale était sur le point de resserrer sa politique monétaire ont détourné les liquidités des marchés émergents pour les rediriger vers les Etats-Unis. « J?ai bon espoir que la croissance va repartir sur ces marchés, probablement à des niveaux plus bas, mais elle repartira l’an prochain », a assuré M. Ghosn. (DOW JONES 20/9/13)

Alexandra Frutos