Rejet des trois offres de reprise de Mia Electric

Le 14 mai, la justice a remis à plat la liquidation judiciaire de Mia Electric, considérant qu'il s'agissait d'une cession d'actifs et non d'activité, un contexte moins favorable pour ses 200 ex-salariés qui permettrait le dépôt de nouvelles offres. Le tribunal de commerce de Niort a ainsi suivi réquisitions du ministère public, qui estimait que, l'activité ayant cessé depuis plusieurs semaines, le fabricant de voitures électriques ne se trouvait pas dans le cadre d'une cession « d'activité » mais « d'actifs ».

Dans son jugement, le tribunal a considéré que les offres présentées par 4H Holding, présidé par l'industriel Jean-Michel Ritter, et Newco, portée par le fabricant de batteries E4V qui équipait déjà la Mia, ne proposaient « que la reprise d'actifs » et ne pouvaient « être recevables dans cette procédure de cession ». Il a jugé par ailleurs recevable mais « insuffisante » la troisième offre du consortium Mia Génération de l'industriel Georges Dao. (AFP 14/5/14, ECHOS 15/5/14)

Alexandra Frutos