Réduire les embouteillages de 25 % d’ici à 10 ans : un enjeu de taille pour les Etats membres

La réduction des embouteillages représente un enjeu économique majeur. Une étude de l’institut de recherche britannique Center for Economics Business Research, réalisée avec la société d’info-trafic américaine Inrix, estime en effet le coût direct et indirect des embouteillages à près de 5,6 milliards d’euros par an, dont 3,5 milliards en heures perdues au volant et 568 millions d’euros de facture de carburant.

Sur le Vieux continent, l’enjeu est aussi d’ordre politique puisque, pour satisfaire à la directive européenne 2010/40/UE, les Etats membres de l’Union devront réduire les embouteillages sur leurs routes de 25 % d’ici à dix ans. Pour y parvenir, les gestionnaires de trafic routier devront adopter des systèmes de transport intelligents (STI) qui les aideront, d’une part à fluidifier le trafic en détectant en amont la formation des bouchons sur leurs cartes routières et, d’autre part, à informer en temps réel les voyageurs des temps de parcours pour se rendre d’un lieu à un autre.

Pierre angulaire des ITS, les solutions d’aide à la gestion du trafic (SAGT) ont déjà fait leurs preuves. Ces SAGT savent réguler automatiquement la circulation afin d’accorder la priorité aux bus ou tramways à l’approche des carrefours, ou encore détecter en temps réel la formation des bouchons. Ils peuvent aussi simuler des solutions de désengorgement et déterminer des temps de parcours.

Les SAGT équipent d’ores-et-déjà toutes les grandes villes françaises, comme par exemple Allegro à Lille, Aliénor à Bordeaux, Coraly à Lyon, Erato à Toulouse, Gutenberg à Strasbourg, Marius à Marseille et Sirius en Ile-de-France.

Alexandra Frutos