Publication d’une étude sur les performances des équipementiers de 2002 à 2012

Le cabinet Deloitte vient de publier une étude portant sur les performances des équipementiers durant ces dix dernières années. Cette étude, menée avec IHS Global Insight auprès de 213 équipementiers mondiaux de rang 1 (dont 47 européens) de 2002 à 2012, explique notamment de quelle façon les équipementiers automobiles sont parvenus à créer de la valeur et à rémunérer les actionnaires dans un contexte économique mondial des plus instables.

Pour ce faire, l'étude a tenté d'isoler les acteurs les plus performants au sein de chaque segment de produits, à l’échelon européen et mondial, ainsi que les entreprises les plus performantes en termes de rendement pour l’actionnaire. Puis, pour les plus performants, il s'est agi de comprendre s'il existait des thèmes gagnants liés à leur création de valeur.

Les résultats font apparaître un écart considérable de création de valeur entre les plus grands fournisseurs. Alors que, globalement, les 55 équipementiers les plus performants ont généré plus de 160 milliards de dollars de création de valeur pour l’actionnaire au cours de la dernière décennie, ce volume global n'est pas réparti à parts égales entre les trois tiers des entreprises étudiées. L’analyse montre que le premier tiers a fait progresser de 438 % la valeur pour l’actionnaire en cumulé sur dix ans. En revanche, le tiers médian ne l'a fait progresser que de 106 % et le dernier tiers a dégradé de 18 % la valeur totale pour l’actionnaire.

Afin d’examiner les facteurs de performance au sein du portefeuille des 55 premiers équipementiers, Deloitte et IHS ont isolé six « thèmes gagnants » qui ont permis la création de valeur importante pour l’actionnaire, ainsi que les fournisseurs les ayant le plus sollicités. Classés selon leurs effets sur le chiffre d’affaires, le résultat opérationnel et la gestion du risque financier, ces thèmes gagnants sont tout d'abord la pertinence de l'offre de l'entreprise et son positionnement sur le marché. Vient ensuite la capacité à innover et à se diversifier pour faire face à l'évolution des marchés. Sans oublier l'optimisation des capacités de production et de la logistique, la maîtrise des coûts et, enfin, l'amélioration de la structure de financement de l'entreprise. (JOURNALAUTO.COM 13/12/13)

Alexandra Frutos