Prévisions des directeurs commerciaux de Renault, Peugeot et Citroën pour 2014

Dans un marché situé au plus bas niveau depuis plus de 15 ans, Renault affiche un score plus qu’honorable, se félicite Bernard Cambier, directeur commercial France de Renault. « D’une part, la marque a réussi à effacer la baisse du marché en progressant régulièrement tout au long de l’année et pas uniquement sur le mois de décembre 2013, pour terminer sur une année complète en en progression de 0,8 % pour ses immatriculations de véhicules particuliers : - 1,7 % et 337 611 véhicules immatriculés et une part de marché de 18,86 %, en hausse de 0,8 point pour la marque Renault seule, et Dacia qui se hisse à la cinquième place des marques sur le marché français sur le global annuel », souligne-t-il. « Ce qui est intéressant dans cette performance, c’est que sur le Top 10 des modèles les plus vendus en France, Renault peut en revendiquer six. Ce qui est inédit depuis 5 ans que je suis à la tête du commerce France de Renault. Les nouveaux modèles Clio IV et Captur, qui pourtant avaient une concurrence féroce face à eux, ont mieux séduit la clientèle. En parallèle, nos modèles plus anciens, Twingo et Scénic, se tiennent bien sans que nous ayons eu besoin de céder de manière aussi forte que certains de nos concurrents aux sirènes des promotions et remises à tout-va », ajoute-t-il. Sur le début de l’année 2014, Bernard Cambier annonce détenir un portefeuille de commande en hausse de 24 %.

Une année de croissance se termine pour Peugeot, qui a repris des parts de marché dans les ventes de véhicules aux particuliers. Avec 16,17 % en 2013 contre 16,09 % l’année précédente dans un marché en baisse de plus de 5 %, le curseur évolue dans le bon sens. En revanche, côté véhicules utilitaires, dans un marché également en décélération de 5 %, la marque a vu sa part de marché passer de 16,58 % à 16,46 % et ses ventes chuter de 4,4 %. Au total, l’heure reste à la satisfaction. « Nos produits séduisent. Le 2008 est un lancement réussi avec 33 500 commandes enregistrées depuis avril. Malgré que nous ayons renforcé les équipes à Mulhouse, nous n’avons pas pu livrer tous les modèles », explique Xavier Duchemin, directeur commercial France de Peugeot. Démarrage réussi également pour la nouvelle 308, qui a enregistré 18 000 commandes en trois mois. « Preuve que sur un marché en crise, de nouveaux produits, quand ils sont de qualité, arrivent à s’imposer », souligne-t-il. La technologie hybride aussi a été un succès avec une voiture sur trois (3008, 508) qui en est dotée, avec notamment un intérêt croissant des entreprises. « Peugeot va croître sur le plan commercial cette année dans un marché français extraordinairement disputé », poursuit M. Duchemin. La nouvelle 308 SW sur un segment de poids à la fin du second trimestre, l’arrivée des nouvelles 3008 et 5008 sur celui des SUV très dynamique (avec 4008), et la nouvelle 108 cet été, devraient permettre de contrer les vents contraires liés à la hausse de la TVA, à l’arrêt des bonus, etc. « Nous avons une gamme récente qui nous permet d’avoir une politique tarifaire moins agressive », remarque-t-il. « Les interrogations sur Peugeot sont derrière nous. Il y a une identité, un style, une vraie perception des produits », assure M. Duchemin, qui estime par ailleurs que le marché français devrait terminer 2014 en légère croissance, à 2,16 millions d’unités.

« Nous avons bien fini l’année 2013. Le dernier trimestre a été meilleur que le troisième, et le second semestre meilleur que le premier. Il y a eu une bonne dynamique des prises de commandes sur la fin d’année » explique Philippe Narbeburu, directeur commercial France de Citroën. « L’épisode d’Aulnay est derrière nous, maintenant les C3 sont disponibles et nous permettent de reprendre des couleurs sur le marché des particuliers. La C3 a contribué à cette bonne fin d’année, comme le C4 Picasso, qui est à bon niveau de commandes » indique-t-il, ajoutant que « la ligne DS a représenté 18 % » des ventes de Citroën. « Janvier sera sans doute en recul au niveau des commandes, mais pas des immatriculations, puisqu’il y a des voitures à livrer. Mais sur 2014, je vois un marché stable ; il faut que l’on maintienne ce plancher de 14 % de parts de marché. A mon sens, c’est sur le marché du VP que l’on ira chercher des gains », prévoit-il. (LARGUS.FR 2/1/14)

Alexandra Frutos