Pourquoi les versions gazole-électricité dominent-elles les ventes de véhicules hybrides auprès des professionnels ?

En 2013 dans l’Hexagone, les immatriculations de véhicules hybrides auprès des flottes d’entreprise se sont faites à hauteur de 37 % en version hybride essence-électricité et de 63 % en hybride gazole-électricité.

Les véhicules hybrides séduisent les entreprises, mais pour composer leur flotte, ces dernières doivent bien définir l'usage qu'elles comptent en faire et le carburant qu'elles ont l'intention d'utiliser. Il faut bien distinguer les hybrides essence-électricité et les hybrides gazole-électricité, car dans le premier cas, les professionnels ne bénéficient d'aucune récupération de T.V.A. sur le carburant, alors que dans le second, ils la récupèrent à hauteur de 80 %. Autant dire que nombre d'entreprises optent d'office pour les modèles hybrides diesel.

Les professionnels pourraient à l’avenir se tourner davantage vers les hybrides à essence si le gouvernement décidait d’autoriser la récupération de la T.V.A sur le carburant aussi bien pour l'essence que pour le gazole, ce qui alignerait le coût d'usage des deux types de motorisation.

Les véhicules hybrides à essence sont parfaits pour un usage urbain, c’est-à-dire avec énormément de phases d'arrêt et de redémarrage, car dans ces situations, ils roulent principalement sur le moteur électrique, ce qui les rend plus économiques. Les hybrides diesel sont pour leur part à privilégier par les entreprises qui doivent équiper de gros rouleurs.

La percée des véhicules hybrides dans les entreprises devrait accompagner la hausse du taux de pénétration global de ces modèles sur le marché français. Ce taux s'est établi l'an dernier à 2,6 % et il était de 3,2 % en janvier 2014. Les professionnels devraient naturellement accompagner ce mouvement, d'autant qu'il n'y a aucune raison pour que la valeur résiduelle des véhicules hybrides soit inférieure à celle des véhicules à moteur thermique. Reste toutefois à développer l’offre de véhicules hybrides, encore relativement limitée en France, et à réduire les tarifs de ces modèles, jugés insuffisamment compétitifs par de nombreuses entreprises.

Alexandra Frutos