Philippe Dorge évoque l’accord de compétitivité chez PSA

Dans un entretien accordé aux ECHOS (24/10/13), le directeur des ressources humaines de PSA Peugeot Citroën Philippe Dorge évoque l’accord de compétitivité prévu chez le constructeur : « le nouveau contrat social apporte une plus grande transparence et donne aux salariés une visibilité sur trois ans concernant le niveau d’activité des usines françaises. En nous engageant à attribuer un modèle par site d’ici à 2016, nous répondons même à leur questionnement au-delà de cette date, compte tenu de la durée de vie d’un véhicule. Les mesures pour la mobilité nous permettent de prévenir les situations de sureffectif tout en évitant les licenciements collectifs. Par la mise en ?uvre du contrat de génération, des salariés proches de la retraite pourront aménager leur fin de carrière sous forme d’un mi-temps. Dans le même temps, nous allons reprendre les recrutements en alternance qui avaient été interrompus par le plan de restructuration. Plus de 2 000 jeunes vont pouvoir en bénéficier ».

M. Dorge explique par ailleurs que les employés de PSA ne verront pas leur feuille de paie baisser. « Une grande partie des majorations seront maintenues comme les primes de rentrée, les primes horaires, etc. Il en est de même pour les RTT. La modération se ressentira dans les évolutions futures, notamment parce qu’il n’y aura pas d’augmentation générale en 2014. [?] Ces efforts devraient rapporter 100 millions d’euros d’économies auxquels s’ajouteront 25 millions d’euros liés à la flexibilité et à la compétitivité dans les centres de production. Et surtout cela contribuera à enrayer le déclin industriel de la France », déclare-t-il.

« Il faut bien noter que cet engagement [de produire un million de véhicules en France en 2016] est conditionné à des hypothèses bien précises d’évolution du marché européen et de part de marché. Pour cela, nous nous sommes basés sur les estimations des grands cabinets de prévision, qui tablent sur une reprise très progressive des ventes de voitures en Europe », précise M. Dorge.

Alexandra Frutos