Philippe Buros veut augmenter le prix de vente moyen et la rentabilité de Renault

Dans un entretien accordé à AUTOACTU.COM (7/10/14), le directeur commercial France de Renault Philippe Buros explique que les véhicules à venir vont permettre une hausse significative du prix de vente moyen et une amélioration de la rentabilité du constructeur. Il indique viser une croissance du panier moyen « de 10 % à 15 % entre 2014 et 2017 ».

Cette ambition s’appuie sur l’évolution de la gamme Renault ces dernières années. « Nous aurons renouvelé toute la gamme en 2016 ; le design de nos véhicules plus dans le marché nous permet de vendre au vrai prix ; nous avons des véhicules sur des segments où nous n’étions pas et nous aurons renouvelé des véhicules qui représentent des gros chiffres d’affaires », explique le dirigeant. Dans les renouvellements à venir, on compte notamment l’Espace au deuxième trimestre de 2015, un véhicule métis de segment C mi-2015 et la remplaçante de la Laguna en 2015.

M. Buros estime que les résultats commerciaux de Renault en septembre ont été un « bon lanceur pour le Mondial ». « Nous avons fait 28,7 % de pénétration VP-VUL, ce qui est le deuxième meilleur mois en part de marché après juin. Nous avons une progression de 7,7 % complètement dans la tendance du marché », souligne-t-il. Dans les bonnes nouvelles de septembre, M. Buros cite notamment les résultats de la Zoé, qui a enregistré à la fois une hausse de ses immatriculations (914, soit des volumes multipliés par 3) et de ses commandes (environ 900 unités). « Nous avons fait le meilleur mois en immatriculations et en commandes à part le mois de lancement », remarque-t-il.

Septembre a également été marqué par le lancement réussi de la Twingo III. Le modèle a fait l’objet de 5 812 immatriculations le mois dernier, dont 3 973 pour la nouvelle mouture. « Nous avons enregistré 6 800 commandes de Twingo en septembre, dont les VD, et nous sommes en ligne avec l’objectif », indique M. Buros.

Le dirigeant porte aussi son attention sur le lancement du nouveau Trafic, en commande depuis juillet et pour lequel aura lieu une opération portes ouvertes mi-octobre. « Nous croyons beaucoup dans le nouveau Trafic, avec lequel nous voulons faire mieux que l’ancien en volume et en prix. Le Trafic en France est archi leader et notre ambition est de continuer ce leadership absolu. Le Trafic s’adresse beaucoup aux flottes de proximité et nous allons le lancer comme un VP avec une campagne télé, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Nous valons entre 30 % et 33 % du marché VUL et nous voulons rester dans cette fourchette », explique Philippe Buros. Le groupe Renault était à 31,8 % à fin septembre, avec des volumes en progression de 2,1 % (soit 86 270 immatriculations), sur un marché en hausse de 1,5 % (271 210 immatriculations).

Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe Renault a affiché la plus forte croissance avec des immatriculations VP + VUL en hausse de 8,2 %, à 432 280 unités. « A fin septembre, l’intégralité de la hausse du marché français, c’est la hausse du groupe Renault », se félicite M. Buros.

Ces bons résultats devraient se traduire dans la rentabilité du réseau assure le dirigeant. « A fin août, la rentabilité du réseau est positive. Elle sera meilleure en 2014 qu’en 2013, même si elle n’est pas au niveau où les concessionnaires souhaiteraient être et pas au niveau où je souhaiterais qu’elle soit. La rentabilité du réseau est l’un des trois chantiers prioritaires » du groupe, indique-t-il.

Pour améliorer la rentabilité, le dirigeant avance, outre la hausse du chiffre d’affaires, deux autres pistes d’amélioration : remettre la pièce à niveau et baisser les frais de structure. « Le problème de la pièce est structurelle mais on ne peut pas accepter ? 5 % tous les ans. Il faut regarder comment on fait le business et comment on s’organise dans le réseau. On a peut-être un peu trop réduit les productifs sur la fonction grossiste », relève M. Buros.

Alexandra Frutos