Perquisitions au siège de Volkswagen en Italie

La police italienne a perquisitionné jeudi le siège de la filiale italienne de Volkswagen à Vérone et six dirigeants du groupe font l'objet d'une enquête judiciaire. Parmi les dirigeants concernés par cette enquête ouverte pour "fraude commerciale" figurent Massimo Nordio, directeur général et administrateur délégué de Volkswagen Italie, et Luca De Meo, responsable marketing et ventes de la marque Audi, également impliquée dans ce scandale.

Les perquisitions se sont déroulées au siège du groupe, à Vérone, mais également à Bologne, au siège de Lamborghini, qui fait partie du groupe Volkswagen, selon la même source. "Notre requête a été pleinement accueillie. Il y a quelques jours à peine, nous avions demandé d'ordonner des perquisitions aux sièges italiens de Volkswagen et dans les habitations privées des dirigeants", s'est réjouie l'association des consommateurs Codacons qui avait déposé une plainte au tribunal de Vérone. "Notre hypothèse était justement celle d'une fraude commerciale aux dépens des consommateurs. Si l'enquête du parquet de Vérone devait trouver des activités illégales, cela renforcerait davantage encore la plainte collective" qui réunit pour le moment plus de 12 000 automobilistes, conclut Codacons.

Au cours d'une audition mercredi devant une commission du Sénat italien, M. Nordio avait annoncé la suspension de la vente d'environ 1 300 véhicules chez les concessionnaires en Italie en attendant de savoir s'ils étaient équipés ou non du logiciel fraudeur. Il y a deux semaines, la filiale italienne de Volkswagen avait annoncé que 650 000 véhicules environ étaient concernés par le problème des moteurs truqués dans la péninsule. (AFP 15/10/15)

Juliette Rodrigues