PSA vise un taux d’utilisation de ses usines européennes de 100 % en 2016

PSA Peugeot Citroën compte porter à 100 % le taux moyen d’utilisation de ses usines européennes, contre 76 % actuellement (79 % prévus pour la fin de 2013, contre 75 % à fin 2012), a annoncé le directeur des ressources humaines Philippe Dorge. Un objectif qui doit permettre au constructeur de « maintenir des bases industrielles solides en France », a-t-il souligné.

Il existe actuellement de fortes disparités entre les sites du groupe. Si le taux d’utilisation du site slovaque de Trnava (C3, 207, 208) était de 100 % en 2012, il n’était que de 50 % environ à Sevelnord (807, C8, Jumpy, Expert) et à Madrid (207). Dans les autres usines françaises - Sochaux, Mulhouse, Poissy, Rennes - ce taux était compris entre 65 % et 80 %.

« L’objectif de 100 % de taux d’utilisation est fixé. Il faut maintenant déterminer une vision en termes de volumes et d’activités à horizon 2016. Cette vision sera présentée en septembre lors de la reprise des négociations [visant à bâtir un nouveau Contrat social qui participera au redressement du groupe] avec les syndicats », a déclaré M. Dorge.

En septembre, la direction et les syndicats entameront le troisième volet des négociations, celui de la compétitivité. Le constructeur a pour l’instant évoqué avec les syndicats les sujets liés à la stratégie du groupe, l’aménagement de fin de carrière pour les séniors ou encore la formation des jeunes en alternance. A la rentrée seront abordés les sujets plus sensibles de la modération salariale et de la flexibilité industrielle, leviers clés du redressement du groupe.

Si M. Dorge n’a pas donné d’objectif de baisse du coût de revient des véhicules liée aux négociations sur le volet compétitivité, les économies engendrées par les gains de productivité sont en revanche déjà connues. Avec une organisation optimisée des usines et une amélioration de la flexibilité des lignes de production, le groupe PSA estime que d’ici à 4 ou 5 ans, tous les sites du groupe devront réussir à atteindre un taux HPV (heures passées par véhicule) de 14,5 heures, contre 20 heures en moyenne pour les usines françaises par exemple. Si PSA parvient à son objectif, cela signifie que la part salariale (sur la base d’un coût horaire salarial de 35 euros) de l’assemblage d’une voiture en France passerait de 700 euros à 507,50 euros, soit une économie de près de 193 euros par voiture. (AUTOACTU.COM, ECHOS 22/7/13)

Alexandra Frutos